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En bref... Promotion Patrick Poivre D’Arvor
Et d’un coup, on quitte le 4e étage de Roquebillière, petit bagage technique sur l’épaule pour affronter le monde des « grands », le monde des « méchants rédac chef » jamais contents. Mais la question que tout le monde se pose est simple : ce bagage est-il suffisant pour devenir le nouveau grand reporter au Monde ? Non, il n’est pas suffisant ! Et il ne sera jamais suffisant. C’est une base de travail. Tel un sportif professionnel, le journaliste ne pourra jamais s’appuyer sur ses acquis. Il faut sans cesse s’entraîner, améliorer sa technique, sa préparation. Et l’expérience aidant, on se bonifie. Alors est-ce que ce bagage permet au moins de débuter dans la vie professionnelle ? Bien sûr que oui. Mais il faut se battre. Certains échouent et changent de voie, d’autres y arrivent et « montent en grade ». Comme partout. Les portes ne s’ouvriront pas devant vous, il faut les forcer ou au pire viser une intrusion par la fenêtre des toilettes. Le métier est difficile, la presse se porte mal, on est payé au lance-pierres et il est hors de question de prévoir quoi que ce soit à plus de deux semaines. Alors pourquoi devenir journaliste ? Comme beaucoup, je n’irai pas chercher plus loin que « c’est un métier passion ». Après tout, c’est peut-être la seule réponse valable. Aussi niaise semble-t-elle. 2 ans, c’est très court ! Donnez vous à fond dès les premiers jours. Les profs vous répèteront à longueur de journée : « vous n’êtes plus des étudiants mais vous êtes des journalistes ». Alors deux petits conseils : prenez vous en main et forcez vous à avoir du recul sur ce que vous vivrez. Bon vent, futurs confrères ».
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